"funérailles, retrouvailles, baptême et réflexions" 

31 juillet 2019

J’ai eu une drôle de fin de semaine la fin de semaine dernière.

Ça a commencé avec des funérailles, ensuite mes retrouvailles du secondaire et finalement un baptême…. 

C’est quand même spéciale que tout ça s’étalait sur 2 jours, on aurait juré que la vie essayait de me rappeler que ça va vite ! 

 

 

Aux funérailles j’ai pleuré comme un bébé, même si c’était pas une personne siiii proche de moi. J’ai pleuré pour les gens que j’aime qui ont de la peine, j’ai eu le coeur brisé pour sa femme qui doit apprendre à vivre sans sa 2e moitié des 50 dernières années, j’ai éclaté en sanglot parce que j’ai pris, une fois de plus, conscience de la fragilité de la vie. En une fraction de seconde tout peut basculer. On prend la vie pour acquis, on remet à demain, à dans un an, à plus tard… et si ça n’arrivait jamais ? Comme le disait bien le prête «  Aujourd’hui est le seul jour qui t’appartient » et je dirais même plus … «  la minute présente est la seul qui t’appartient » parce que ça peut arrêter dans un claquement de doigt.

ET LA VIE PASSE DANS UN CLAQUEMENT DE DOIGT !   

 

C’est ironique que j’avais mes retrouvailles du secondaire la même journée. J’ai fait quoi dans les 10 dernières années ? Est-ce que j’ai fait ce que je voulais faire ? Comment j’imaginais ma vie dans 10 ans quand j’avais 17 ans ? En fait ça me paraissait surement tellement loin que je ne l’imaginais même pas. En réalité, j’ai fait beaucoup de chose, j’ai appris, j’ai voyagé, j’ai expérimenté, j’ai aimé, j’ai rie, et à y repenser je pense que mon plan de vie c’était juste d’être heureuse… je dirais que 80% du temps, j’y ai bien réussi. 

Pour les prochaines retrouvailles, je veux monter ça à 95%. J’ai envie de vivre plus dans le présent, d’écouter d’avantage mes feelings, d’arrêter de remettre trop souvent à demain, de voir plus les gens qui me font du bien, de rêver encore plus grand et de réaliser mes rêves, aussi petits soient-ils. J’ai envie de rire encore plus, d’apprendre plus, de me dépasser, de recommencer les sports qui me faisaient tripper, de suivre des cours de chant comme j’ai toujours voulu faire, mais aussi de relaxer plus, de profiter plus de chaque moment, de prendre plus le temps, d’arrêter de me sentir coupable quand je ne travaille pas ou que je ne suis pas productive, de prendre du temps pour moi et de trouver une façon de passer le plus claire de mon temps à faire exactement ce que j’aime et en quoi je suis bonne. 

 

AU FOND, TU DOIS JUSTE TROUVER QUI TU ES. 

 

Il y a quelques semaines, ma coach, Mélissa Normandin Roberge, m'a dit.. "L'important, ce n'est pas de trouver ce que tu veux faire, c'est de découvrir qui tu es". J'ai eu énormément de difficultés à faire cet exercice, je ne l'ai même pas encore terminée d'ailleurs. Les retrouvailles m’ont ramené à qui j’étais au secondaire, ils m'ont fait souvenir de des parties de moi que j'avais "oublié", ou qui s'exprime moins ces années-ci. Mais le baptême m’a ramené à la base. Avant tout ça, avant tout ce qu’on nous apprends et tout ce qu’on se fait croire, les enfants sont tellement pures. Ils savent instinctivement ce qu’ils aiment, ils foncent, ils n’ont pas peur de déranger, de ne pas être appropriées, d’être trop ou pas assez. Ils vivent POINT. Et quand quelque chose ne va pas, ils te hurlent leur désaccord. Ils n’ont pas encore appris à se taire, appris qu’on ne doit pas faire trop de bruits, appris à endurer.

Un peu comme nous quand on boit de l'alcool ( en quantité raisonnable )en vérité, on redevient un peu cet enfant. On s'en permet plus, on est plus nous mêmes, surement pour ça que beaucoup d'amitié se forme dans des soirées bien arrosées ... 

Qu'est-ce qui se passerait si on restait comme ça. Si on était capable de vivre dans cet état sans alcool. Si on était éternellement des enfants, responsables, mais enfants? On serait sans doutes beaucoup plus heureux, on vivrait plus dans le moment présent, on saurait plus ce qu'on aime, je pense.

Bref, qu'est-ce que j'aimais quand j'étais enfant ? Qu'est-ce que je faisais tout le temps ? À quoi je jouais ? Comment je me comportais ? Probablement que la clé du "Qui suis-je" est là. 

TERMINER CET FIN DE SEMAINE DE LA MEILLEURE FAÇON QUI SOIT 

 

Puis, après tout ça, je suis allée travailler à ma job d’intervenante dans un service de répit pour personnes handicapées (au sens large). Honnêtement, au départ, sachant que j'aurais une grosse fin de semaine, ça ne me tentait pas réellement d'aller travailler, mais, finalement, comment mieux finir cette réflexion qu’en étant payé pour faire quelque chose que j’aime vraiment et qui me fait beaucoup réfléchir et m’améliorer comme personne. Je n'aurais pas pu demander mieux. Le garçon que j'accompagnais cet fois-ci, est un exemple parfait de quelqu'un qui sait exactement ce qu'ils aiment. J'admire les personnes autistes pour, entre-autres, leur capacité à être passionné par quelque chose et celle à se foutre de ce que les autres pensent. 

Je crois sincèrement que côtoyer cette clientèle, me fait vraiment être une meilleure personne et me rapproche de qui je suis vraiment. 

Bref, ça aura été une grosse fin de semaine de réflexion. Une étrange suite d'événements qui fait réflechir sur la vie. 

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